Anatomie pathologique

Au sein du Groupe Hospitalier Hôpitaux Universitaires Est Parisien, un service d’anatomie pathologique est présent sur chacun des 3 sites prenant en charge les patients atteints d’une pathologie tumorale.

Ces 3 services disposent de l’ensemble des équipements nécessaires à cette activité. Ils entretiennent des relations étroites avec les autres services du plateau médico-technique, notamment le laboratoire commun de génétique et de biologie moléculaire, avec lequel ils développent les tests permettant la prise en charge « personnalisée » des patients.

Rôle de l’anatomie pathologique en cancérologie :
L’anatomie pathologique est une spécialité médicale dont le rôle principal est de faire le diagnostic des maladies à partir d’un prélèvement tissulaire (biopsie, qui est un prélèvement de petite taille, ou pièce opératoire provenant du bloc opératoire) ou cellulaire (par exemple frottis cervico-utérin). Ces prélèvements sont pris en charge par des médecins et des techniciens qui appliquent différentes techniques, morphologiques, immunologiques, moléculaires, et le diagnostic est fait à l’aide d’un microscope. 

Cette spécialité joue un rôle important en cancérologie, en effet, le diagnostic d’un cancer doit être porté par un pathologiste avant la mise en route de tout traitement. Dans certains cas, le pathologiste intervient au cours de l’opération chirurgicale, réalisant alors un « examen extemporané ». Il fournit au chirurgien le résultat de l’analyse tissulaire en moins de 30 minutes, et ce résultat influence l’acte opératoire.

En plus du diagnostic, le pathologiste évalue, sur les pièces opératoires, le stade évolutif de la maladie, et indique ainsi au clinicien en charge du patient (chirurgien, oncologue, médecin spécialiste d’organe, etc…) le pronostic du cancer. Il utilise pour cela la classification  internationale « TNM », définie par l’OMS. Il est parfois nécessaire de réaliser des techniques complémentaires sur les prélèvements pour caractériser au mieux la tumeur (colorations spéciales, immunohistochimie, etc…). Les résultats de toutes ces analyses sont adressés au praticien en charge du patient dans un compte-rendu synthétique.

Les avancées récentes dans la compréhension des mécanismes de cancérogenèse ont donné lieu au développement des thérapies « ciblées ». Ces traitements, adaptés à chaque malade, se basent sur les caractéristiques individuelles de chaque tumeur. Pour déterminer ces caractéristiques, des techniques immunologiques peuvent être appliquées directement sur les prélèvements au laboratoire d’anatomie pathologique. Dans d’autres cas, ce sont des techniques de biologie moléculaire qui sont employées, sur des prélèvements parfaitement caractérisés par le pathologiste, au sein de la plateforme de génétique somatique des tumeurs du GH, labellisée par l’Institut National du Cancer.

Le pathologiste participe aux réunions de concertation pluri-disciplinaires (RCP) au cours desquelles la prise en charge de tous les malades atteints de cancers est décidée, avec le médecin spécialiste référent, le chirurgien, le cancérologue et le radiothérapeute.   

Enfin, les pathologistes gèrent la « tumorothèque » du GH, biobanque tissulaire et cellulaire. Dans la tumorothèque, après information du patient, des prélèvements tumoraux sont  conservés à -80°C. Ils sont utilisés dans certains cas pour préciser le diagnostic et les indications thérapeutiques, et aussi dans des travaux de recherche, dans le cadre de projets visant à mieux comprendre la physiopathologie des tumeurs.

  • Service du Pr. Jean-François FLEJOU –  Hôpital Saint-Antoine
  • Service du Pr. Aurore COULOMB  – Hôpital Trousseau
  • Service du Pr. Isabelle BROCHERIOU – Hôpital Tenon